ImmoMakelaarVergelijker
Étranger

Où les maisons sont-elles bon marché en Europe ?

Aydan Arabadzha
Aydan Arabadzha
17 min. de lecture
Où les maisons sont-elles bon marché en Europe ?

De nombreux acheteurs se posent la question : où sont les maisons bon marché en Europe ? Au fil des années, les prix ont fortement augmenté dans de nombreux pays d'Europe occidentale, mais il existe encore des régions où l'on peut acheter un bien à un prix relativement abordable. C'est surtout dans certaines parties d'Europe de l'Est et du Sud-Est que les prix moyens de l'immobilier restent nettement inférieurs à ceux de pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne ou la France. En Belgique, par exemple, un appartement de 70 m² représente en moyenne 4 à 5 salaires annuels - ce qui place déjà le pays parmi les marchés relativement accessibles à l'échelle européenne. Mais dans de nombreuses régions d'Europe de l'Est, ce rapport est encore bien plus favorable.

À noter que selon une analyse Euronews de décembre 2024, l'Espagne est le pays d'Europe qui compte la plus grande proportion d'appartements dans son parc immobilier (66 %), ce qui influe directement sur les typologies disponibles et les prix pratiqués selon la région. Cette donnée illustre bien à quel point la structure même du marché varie d'un pays à l'autre - et pourquoi comparer uniquement les prix au m² peut être trompeur.

Les pays où l'immobilier est le moins cher en Europe

Dans plusieurs analyses et classements récents, les mêmes pays reviennent régulièrement comme étant relativement abordables en matière d'immobilier. Il faut distinguer deux approches : le prix brut au mètre carré et le ratio prix/revenu, c'est-à-dire combien d'années de salaire il faut pour acheter un logement standard.

Prix au mètre carré les plus bas

  • La Bulgarie est régulièrement citée comme l'un des marchés les moins chers de l'UE. En dehors de Sofia et des stations balnéaires de la mer Noire, on trouve des appartements à moins de 500 EUR/m² dans de nombreuses villes de taille moyenne. Même à Sofia, le prix moyen reste très inférieur aux capitales d'Europe occidentale. En 2025-2026, Sofia a enregistré une hausse notable tirée par la demande locale et l'afflux d'acheteurs étrangers, mais elle part d'un niveau tellement bas que l'écart avec l'Europe occidentale reste considérable.
  • La Roumanie affiche également des prix d'achat moyens peu élevés, en particulier en dehors de Bucarest et Cluj-Napoca. Des villes comme Craiova ou Galati proposent encore des logements à des prix très accessibles pour un acheteur belge ou français. Bucarest reste néanmoins la capitale qui a connu l'une des plus fortes progressions de prix en Europe de l'Est depuis 2020, sous l'effet d'une forte demande de la classe moyenne roumaine et d'un accès facilité au crédit.
  • La Bosnie-Herzégovine figure dans les rapports comme le pays présentant les prix de transaction moyens les plus bas pour les logements neufs en Europe. Le marché y reste peu liquide, ce qui implique des précautions particulières. Sarajevo connaît une demande touristique croissante, mais le cadre juridique reste complexe pour les acheteurs étrangers.
  • L'Albanie attire de plus en plus d'attention, notamment la côte ionienne. Des villes comme Vlora ou Saranda proposent des appartements neufs à des prix encore très inférieurs à des destinations méditerranéennes comparables. Le gouvernement albanais a par ailleurs engagé des réformes de modernisation qui renforcent progressivement la sécurité juridique des transactions, même si le pays n'est pas encore membre de l'UE.
  • La Grèce, certaines régions du Portugal et de l'Espagne sont également régulièrement mentionnées, surtout en dehors des grandes zones touristiques. En Espagne intérieure ou en Portugal rural, on trouve encore des maisons individuelles à des prix difficilement imaginables en Belgique. Selon les données disponibles mi-2026, on peut trouver des maisons de village en Estrémadure (Espagne) ou dans l'Alentejo (Portugal) pour moins de 80 000 EUR - parfois bien en dessous.
  • La Hongrie et la Pologne méritent également d'être mentionnées : selon des comparatifs récents, avec un budget de 200 000 EUR, ces deux pays permettent d'acquérir une surface habitable bien plus importante qu'en Europe occidentale, particulièrement en dehors de Budapest et Varsovie.

Ratio prix/revenu le plus favorable

Le ratio prix/revenu est un indicateur complémentaire très utile, car il mesure l'effort réel d'achat pour les habitants locaux. Selon les données disponibles mi-2026, la Lituanie affiche l'un des ratios les plus favorables d'Europe, avec un ratio prix/revenu d'environ 4 - ce qui signifie qu'un ménage moyen peut théoriquement acheter un logement standard avec 4 années de salaire brut. La Pologne, la Hongrie et le Portugal se situent également dans une fourchette relativement accessible selon cet indicateur.

À noter que selon une étude Euronews de fin 2024, l'Irlande et la Suède figuraient parmi les marchés les plus abordables selon certains critères spécifiques - ce qui illustre bien que le classement dépend fortement de la méthodologie choisie.

✦ 100% gratuit & Sans engagement

Vendez votre bien avec le meilleur agent

Comparez gratuitement le top 3 des agents de votre région et économisez sur la commission.

Comparer les agents →

Un autre angle rarement mentionné : l'Italie. Selon une analyse publiée par Le Soir en février 2024, l'Italie remporte la palme du meilleur rapport qualité/prix en Europe pour l'investissement immobilier, en raison de la plus faible augmentation des prix enregistrée parmi les grandes économies européennes ces dernières années. Combiné à certains programmes fiscaux avantageux pour les nouveaux résidents, cela en fait un marché à examiner sérieusement.

Important : « bon marché » signifie ici avant tout un prix d'achat au m² plus bas qu'en Europe occidentale, et non que chaque région de ces pays serait bradée à tout prix.

Au sein d'un même pays, les écarts sont importants

Les différences de prix peuvent être considérables non seulement d'un pays à l'autre, mais aussi au sein d'un même pays. Dans presque tous les pays :

  • les capitales et les destinations touristiques prisées sont les plus chères ;
  • les villes moyennes et les régions rurales sont sensiblement moins chères ;
  • les régions émergentes restent temporairement abordables, jusqu'à ce que les investisseurs les découvrent.

Ainsi, dans un pays comme la Bulgarie ou la Roumanie, les prix dans la capitale et dans les zones phares peuvent être nettement plus élevés que dans les campagnes, tandis que ces régions rurales proposent encore des maisons ou des appartements à des prix difficilement imaginables en Europe occidentale.

Quelques exemples concrets pour illustrer ces écarts :

  • Bulgarie : À Sofia, les prix dans les quartiers centraux peuvent dépasser 2 000 EUR/m², tandis que dans une ville comme Vidin ou Montana, on trouve des maisons entières pour moins de 30 000 EUR. La côte de la mer Noire (Sunny Beach, Nesebar) présente un profil différent : les prix y ont été très volatils, avec des périodes de sur-offre qui ont pesé sur les valeurs de revente.
  • Portugal : Lisbonne et Porto ont vu leurs prix exploser ces dernières années sous l'effet du tourisme et des programmes fiscaux attractifs pour les étrangers. En revanche, l'intérieur de l'Alentejo ou du Minho propose encore des biens à des prix très raisonnables. La suppression progressive du programme des « Golden Visa » pour l'immobilier résidentiel en 2023-2024 a légèrement refroidi la spéculation dans certaines zones, sans pour autant inverser la tendance dans les grands centres urbains.
  • Grèce : Athènes et Thessalonique connaissent une hausse notable depuis 2021. Mais dans les îles moins touristiques ou dans le nord de la Grèce continentale, les prix restent modestes. Les îles comme Lesbos ou Samos, moins fréquentées que Santorin ou Mykonos, offrent encore des opportunités à des prix raisonnables pour qui accepte une accessibilité plus contraignante.
  • Espagne : Madrid et Barcelone atteignent des niveaux proches de l'Europe occidentale. Mais en Estrémadure, en Castille-la-Manche ou en Aragon rural, des maisons de village se négocient encore en dessous de 50 000 EUR. Même des villes moyennes comme Teruel, Cuenca ou Zamora affichent des prix bien inférieurs aux grandes métropoles, avec des infrastructures acceptables et un coût de la vie modéré.
  • Italie : Même logique. Milan et Rome sont hors de portée pour beaucoup, mais la Calabre, la Basilicate ou certaines zones des Abruzzes proposent des biens à des prix comparables à ceux de la Bulgarie ou de la Roumanie - avec en prime la stabilité juridique d'un pays fondateur de l'UE.

Acheter bon marché ne signifie pas toujours vivre à moindre coût

Un prix d'achat bas ne garantit pas automatiquement que la vie sur place soit peu coûteuse ou pratique. À la question « où les maisons sont-elles bon marché en Europe ? » s'ajoute donc nécessairement celle-ci :

  • quel est le niveau des salaires et du pouvoir d'achat sur place ;
  • quelle est la qualité des infrastructures, des soins de santé et de l'enseignement ;
  • quelle est l'accessibilité en avion, en train ou en voiture ;
  • quel est le degré de stabilité du cadre juridique et fiscal ;
  • quelles sont les possibilités de mise en location et la demande locative.

Certains pays proposent des logements bon marché, mais ceux-ci restent difficilement abordables pour les habitants locaux en raison de salaires également très bas. D'autres présentent des marchés moins stables, avec une demande locative faible et une revente parfois difficile.

Il faut aussi tenir compte des coûts cachés qui peuvent s'accumuler : frais de rénovation (le bâti ancien dans certaines régions rurales est souvent en mauvais état), frais de transaction locaux, honoraires d'avocat ou de notaire, taxes foncières annuelles et, le cas échéant, frais de gestion locative à distance. Dans certains pays comme la Bulgarie ou la Roumanie, les frais de transaction représentent entre 3 % et 5 % du prix d'achat, ce qui reste comparable ou inférieur aux niveaux belges.

Un point souvent sous-estimé concerne la performance énergétique des biens anciens. Dans de nombreuses régions rurales d'Europe de l'Est ou du sud, les maisons bon marché sont souvent mal isolées, avec des systèmes de chauffage vieillissants. Une mise aux normes énergétique peut représenter un investissement substantiel qui effacera rapidement l'avantage du prix d'achat. Il est donc recommandé de faire réaliser un diagnostic technique complet avant toute offre, même dans les pays où ce n'est pas obligatoire légalement.

Le cas particulier de l'Italie : les maisons à 1 euro

Plusieurs communes rurales d'Italie - notamment en Sicile, en Sardaigne, dans les Abruzzes et dans le Molise - ont lancé des programmes de cession de maisons à prix symbolique (parfois littéralement 1 euro) pour lutter contre la dépopulation. Ces initiatives ont attiré une couverture médiatique mondiale et intéressé de nombreux acheteurs belges et français.

La réalité est plus nuancée. Ces offres sont réelles, mais elles s'accompagnent généralement d'obligations de rénovation avec un budget minimal engagé (souvent entre 15 000 et 30 000 EUR), des délais stricts pour démarrer les travaux (parfois 12 à 18 mois), et parfois une caution remboursable conditionnée à la réalisation des travaux. Le coût total d'un tel projet peut facilement dépasser 80 000 à 100 000 EUR une fois la rénovation complète réalisée - mais cela reste souvent bien en dessous des prix du marché en Europe occidentale pour un bien comparable.

En dehors de ces programmes spécifiques, l'Italie a enregistré l'une des plus faibles hausses de prix immobiliers en Europe ces dernières années selon les comparatifs internationaux, ce qui en fait un marché relativement stable. Pour un acheteur européen cherchant la sécurité juridique d'un pays de l'UE combinée à des prix encore accessibles, l'Italie mérite clairement une place dans la réflexion.

À qui profitent les maisons bon marché en Europe ?

Les marchés immobiliers plus abordables en Europe peuvent intéresser :

  • les personnes à la recherche d'une résidence secondaire dans un pays ensoleillé ou verdoyant, où le prix d'achat reste accessible ;
  • les investisseurs qui recherchent une plus-value à long terme sur des marchés émergents ;
  • les personnes souhaitant s'installer dans un pays où le coût de la vie est moins élevé ;
  • les digital nomads ou travailleurs à distance qui perçoivent leurs revenus ailleurs et profitent de coûts locaux réduits ;
  • les retraités qui souhaitent faire durer leur épargne plus longtemps dans un pays où le quotidien coûte sensiblement moins cher.

Pour un retraité belge ou français, s'installer dans une ville moyenne de Roumanie ou de Bulgarie peut permettre de diviser par deux ou trois le coût de la vie par rapport à la Belgique, tout en restant dans l'Union européenne avec les protections que cela implique. La Lituanie et la Lettonie offrent un profil similaire, avec en prime un niveau d'infrastructure numérique parmi les plus avancés d'Europe - un atout non négligeable pour les retraités connectés ou les télétravailleurs.

Pour les investisseurs à la recherche de rendement locatif, les marchés comme la Pologne (Cracovie, Wroclaw) ou la Roumanie (Bucarest, Cluj) combinent des prix d'achat encore abordables avec une demande locative soutenue liée à l'essor des classes moyennes locales et à la présence d'étudiants et de jeunes actifs. Les rendements bruts observés dans ces villes en 2025-2026 se situent souvent entre 5 % et 8 %, ce qui contraste favorablement avec les rendements belges ou parisiens actuels.

Il reste néanmoins important d'examiner le contexte global, et pas uniquement le prix d'achat.

Risques et points d'attention

Celui qui souhaite acquérir un bien immobilier dans un pays « bon marché » doit veiller à :

  • la sécurité juridique en matière de droits de propriété et d'enregistrement ;
  • la qualité de la construction et des infrastructures ;
  • les éventuelles restrictions imposées aux acheteurs étrangers ;
  • la liquidité du marché : sera-t-il facile de revendre le bien par la suite ;
  • les risques liés aux taux de change et les règles fiscales applicables ;
  • les obligations déclaratives dans votre pays de résidence fiscale pour un bien détenu à l'étranger.

Sur certains marchés, les prix d'entrée sont bas, mais il est ensuite plus difficile de revendre avec une plus-value, ou des démarches administratives supplémentaires sont nécessaires. La Bosnie-Herzégovine, par exemple, reste hors de l'UE, ce qui implique des règles différentes pour les ressortissants européens souhaitant y acquérir un bien. La Turquie, souvent citée dans les comparatifs (avec des prix au m² démarrant autour de 585 EUR selon certaines sources récentes), présente quant à elle des risques de change significatifs liés à la volatilité de la livre turque. Un bien acheté à un prix séduisant en euros peut voir sa valeur de revente locale fondre si la monnaie se déprécie à nouveau - ce qui s'est produit à plusieurs reprises ces dernières années.

Pour les acheteurs belges qui envisagent un achat à l'étranger, il est également utile de vérifier comment ce bien sera traité fiscalement en Belgique : l'administration fiscale belge peut imposer un revenu cadastral fictif sur les biens étrangers (calculé sur la base d'une valeur vénale estimée), ce qui peut affecter le rendement net de l'investissement. Depuis l'arrêt de la Cour de Justice de l'UE de 2022, la Belgique a modifié sa méthode de calcul pour les biens situés dans l'EEE, mais le principe d'imposition reste en vigueur. Une consultation auprès d'un fiscaliste spécialisé en fiscalité internationale est recommandée avant tout achat.

Un dernier point d'attention concerne la gestion à distance. Posséder un bien dans un pays où vous ne résidez pas implique de trouver un gestionnaire local fiable, de gérer les communications dans une autre langue, et de vous déplacer régulièrement ou de faire confiance à des tiers pour l'entretien et la mise en location. Les frais de gestion locative varient entre 10 % et 20 % des loyers dans la plupart des marchés d'Europe de l'Est, ce qui doit être intégré dans le calcul de rentabilité.

En résumé

Si vous vous demandez où les maisons sont bon marché en Europe, vous serez le plus souvent orienté vers des parties d'Europe de l'Est et du Sud-Est, avec des pays comme la Bulgarie, la Roumanie, la Bosnie-Herzégovine, la Lituanie, et certaines régions de Grèce, du Portugal, d'Espagne, d'Albanie et de Turquie. L'Italie mérite aussi une mention spéciale grâce à sa stabilité relative des prix et ses programmes de revitalisation rurale. Mais le prix le plus bas ne correspond pas automatiquement au meilleur choix. Celui qui envisage sérieusement d'acquérir un bien immobilier dans l'une de ces régions a tout intérêt à ne pas se limiter au prix d'achat, mais à tenir compte également de la qualité de vie, de la sécurité juridique, des coûts cachés, de la performance énergétique du bien et de la facilité de revente.

Questions fréquentes

Quel est le pays d'Europe où l'immobilier est le moins cher ?

En termes de prix brut au mètre carré, la Bulgarie et la Roumanie figurent régulièrement parmi les marchés les moins chers de l'Union européenne. La Bosnie-Herzégovine affiche des prix encore plus bas, mais ce pays n'est pas membre de l'UE. En tenant compte du ratio entre le prix des logements et le revenu moyen local, la Lituanie obtient l'un des meilleurs scores d'Europe, avec un ratio prix/revenu d'environ 4. L'Italie se distingue quant à elle par la faiblesse de la progression de ses prix ces dernières années, ce qui en fait un marché relativement accessible pour un pays d'Europe occidentale.

Peut-on acheter un bien immobilier en Europe de l'Est en tant que ressortissant belge ?

Oui, dans tous les pays membres de l'UE, les ressortissants belges ont en principe le droit d'acheter un bien immobilier dans les mêmes conditions que les citoyens locaux. C'est le cas en Bulgarie, Roumanie, Pologne, Hongrie, pays baltes, Grèce, etc. Pour les pays hors UE comme la Bosnie-Herzégovine ou l'Albanie, des restrictions ou des conditions particulières peuvent s'appliquer et il convient de vérifier la législation locale avant d'entamer toute démarche.

Quel pays européen offre le meilleur rapport qualité/prix pour un investissement immobilier ?

Il n'existe pas de réponse universelle, car cela dépend de votre objectif : résidence secondaire, location saisonnière, plus-value à long terme ou retraite. La Bulgarie (côte de la mer Noire ou Sofia) et le Portugal rural sont souvent cités pour un bon rapport qualité/prix global. L'Italie remporte la palme du meilleur rapport selon certaines analyses récentes, grâce à la stabilité de ses prix et à des avantages fiscaux disponibles pour les nouveaux résidents. La Grèce attire également les investisseurs depuis la reprise du marché post-crise. L'important est de comparer non seulement le prix d'achat, mais aussi le potentiel locatif, les frais de transaction et la stabilité juridique du marché.

L'Italie propose-t-elle des maisons bon marché en Europe ?

Certaines communes rurales d'Italie, notamment en Sicile, en Sardaigne, dans les Abruzzes et dans le Molise, ont attiré l'attention ces dernières années avec des maisons symboliquement vendues 1 EUR pour lutter contre la dépopulation. Ces offres sont réelles, mais elles impliquent généralement des obligations de rénovation avec un budget engagé (souvent 15 000 à 30 000 EUR minimum), des délais stricts et parfois une caution remboursable. Le coût total peut dépasser 80 000 à 100 000 EUR une fois les travaux réalisés - mais cela reste nettement inférieur au marché belge pour un bien comparable. En dehors de ces programmes, l'Italie a enregistré l'une des plus faibles hausses de prix en Europe ces dernières années, ce qui en fait un marché stable et parfois moins cher que ses voisins pour certains biens spécifiques.

Est-il risqué d'acheter une maison en dehors de l'Union européenne ?

Acheter hors de l'UE (Turquie, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, etc.) comporte des risques supplémentaires : cadre juridique différent, protection des droits de propriété moins solide, risques de change si la devise locale est volatile, et procédures de recours plus complexes en cas de litige. La Turquie, par exemple, affiche des prix au m² parmi les plus bas du continent (autour de 585 EUR au m² selon certaines sources récentes), mais la livre turque a connu des dépréciations massives ces dernières années qui ont réduit à néant les gains de certains investisseurs étrangers. Cela ne signifie pas que ces marchés sont à éviter absolument, mais une due diligence juridique approfondie - avec un avocat local indépendant - est indispensable avant tout engagement.

Quels sont les frais à prévoir en plus du prix d'achat à l'étranger ?

Les frais varient selon le pays, mais il faut généralement compter : les droits d'enregistrement ou taxes de mutation (entre 2 % et 8 % selon les pays), les honoraires de notaire ou d'avocat (souvent obligatoires pour sécuriser la transaction), les frais d'agence immobilière locale (1 % à 3 % en général), et d'éventuels frais de traduction de documents officiels. Si le bien nécessite des rénovations, prévoyez une enveloppe supplémentaire conséquente, surtout pour le bâti ancien en zone rurale. En Belgique, il faut également prévoir une déclaration à l'administration fiscale pour tout bien immobilier détenu à l'étranger, et potentiellement une imposition sur un revenu cadastral fictif calculé sur la valeur vénale du bien.

Les prix de l'immobilier en Europe de l'Est vont-ils continuer à augmenter ?

La tendance générale depuis une décennie est à la hausse dans la plupart des capitales d'Europe de l'Est, sous l'effet de la croissance économique, de l'urbanisation et de l'intérêt des investisseurs étrangers. En septembre 2026, cette tendance se poursuit dans des villes comme Bucarest, Varsovie et Vilnius, même si le rythme s'est modéré par rapport aux années 2021-2023. Des fluctuations restent possibles selon l'évolution des taux d'intérêt européens, la conjoncture économique locale et les politiques nationales. Les régions rurales restent pour l'instant largement à l'écart de cette hausse, mais elles offrent moins de garanties en termes de liquidité et de revente.

Quels sont les pays européens les plus abordables pour prendre sa retraite à l'étranger ?

Pour un retraité belge ou français, les pays qui combinent un coût de la vie bas, une appartenance à l'UE (donc une couverture sociale simplifiée) et des prix immobiliers accessibles sont généralement la Bulgarie, la Roumanie, la Lituanie, la Lettonie et le Portugal (en dehors de Lisbonne et Porto). La Grèce continentale et certaines îles moins touristiques séduisent aussi par leur douceur de vivre et leurs prix encore raisonnables. L'Italie rurale (Calabre, Basilicate) est une alternative solide pour ceux qui veulent la sécurité juridique d'un grand pays de l'UE avec un coût de la vie nettement inférieur au nord de l'Europe.

Comment vérifier la sécurité juridique d'un achat immobilier à l'étranger ?

Plusieurs étapes sont recommandées. Premièrement, mandater un avocat local indépendant (pas celui proposé par le vendeur ou l'agence) pour vérifier le titre de propriété, l'absence de charges, d'hypothèques ou de litiges pendants. Deuxièmement, vérifier que le bien est correctement enregistré dans le cadastre ou registre foncier local. Troisièmement, s'assurer que les permis de construire sont en règle pour les biens récents. Quatrièmement, consulter un fiscaliste spécialisé en droit international pour anticiper les implications belges de l'achat. Dans les pays membres de l'UE, le cadre juridique est globalement plus protecteur qu'ailleurs, mais les pratiques locales varient et une assistance professionnelle reste indispensable.

Questions fréquentes

Quel est le pays d'Europe où l'immobilier est le moins cher ?

En termes de prix brut au mètre carré, la Bulgarie et la Roumanie figurent régulièrement parmi les marchés les moins chers de l'Union européenne. La Bosnie-Herzégovine affiche des prix encore plus bas, mais ce pays n'est pas membre de l'UE. En tenant compte du ratio entre le prix des logements et le revenu moyen local, la Lituanie obtient l'un des meilleurs scores d'Europe, avec un ratio prix/revenu d'environ 4. L'Italie se distingue quant à elle par la faiblesse de la progression de ses prix ces dernières années, ce qui en fait un marché relativement accessible pour un pays d'Europe occidentale.

Peut-on acheter un bien immobilier en Europe de l'Est en tant que ressortissant belge ?

Oui, dans tous les pays membres de l'UE, les ressortissants belges ont en principe le droit d'acheter un bien immobilier dans les mêmes conditions que les citoyens locaux. C'est le cas en Bulgarie, Roumanie, Pologne, Hongrie, pays baltes, Grèce, etc. Pour les pays hors UE comme la Bosnie-Herzégovine ou l'Albanie, des restrictions ou des conditions particulières peuvent s'appliquer et il convient de vérifier la législation locale avant d'entamer toute démarche.

Quel pays européen offre le meilleur rapport qualité/prix pour un investissement immobilier ?

Il n'existe pas de réponse universelle, car cela dépend de votre objectif : résidence secondaire, location saisonnière, plus-value à long terme ou retraite. La Bulgarie et le Portugal rural sont souvent cités pour un bon rapport qualité/prix global. L'Italie remporte la palme selon certaines analyses récentes, grâce à la stabilité de ses prix et à des avantages fiscaux disponibles pour les nouveaux résidents. L'important est de comparer non seulement le prix d'achat, mais aussi le potentiel locatif, les frais de transaction et la stabilité juridique du marché.

L'Italie propose-t-elle des maisons bon marché en Europe ?

Certaines communes rurales d'Italie, notamment en Sicile, en Sardaigne, dans les Abruzzes et dans le Molise, proposent des maisons à prix symbolique (parfois 1 euro) pour lutter contre la dépopulation. Ces offres impliquent des obligations de rénovation (15 000 à 30 000 EUR minimum), des délais stricts et parfois une caution. Le coût total peut dépasser 80 000 à 100 000 EUR une fois les travaux réalisés, mais cela reste nettement inférieur au marché belge. En dehors de ces programmes, l'Italie a enregistré l'une des plus faibles hausses de prix en Europe ces dernières années.

Est-il risqué d'acheter une maison en dehors de l'Union européenne ?

Acheter hors de l'UE (Turquie, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, etc.) comporte des risques supplémentaires : cadre juridique différent, protection des droits de propriété moins solide, risques de change si la devise locale est volatile, et procédures de recours plus complexes en cas de litige. La Turquie affiche des prix parmi les plus bas du continent, mais la livre turque a connu des dépréciations massives ces dernières années. Une due diligence juridique approfondie avec un avocat local indépendant est indispensable avant tout engagement.

Quels sont les frais à prévoir en plus du prix d'achat à l'étranger ?

Il faut généralement compter : les droits d'enregistrement ou taxes de mutation (entre 2 % et 8 % selon les pays), les honoraires de notaire ou d'avocat, les frais d'agence immobilière locale (1 % à 3 % en général), et d'éventuels frais de traduction de documents officiels. Si le bien nécessite des rénovations, prévoyez une enveloppe supplémentaire conséquente pour le bâti ancien en zone rurale. En Belgique, il faut également prévoir une déclaration à l'administration fiscale pour tout bien immobilier détenu à l'étranger.

Les prix de l'immobilier en Europe de l'Est vont-ils continuer à augmenter ?

La tendance générale depuis une décennie est à la hausse dans la plupart des capitales d'Europe de l'Est. En septembre 2026, cette tendance se poursuit dans des villes comme Bucarest, Varsovie et Vilnius, même si le rythme s'est modéré par rapport aux années 2021-2023. Des fluctuations restent possibles selon l'évolution des taux d'intérêt européens et la conjoncture locale. Les régions rurales restent largement à l'écart de cette hausse, mais offrent moins de garanties en termes de liquidité et de revente.

Quels sont les pays européens les plus abordables pour prendre sa retraite à l'étranger ?

Pour un retraité belge ou français, les pays qui combinent un coût de la vie bas, une appartenance à l'UE et des prix immobiliers accessibles sont généralement la Bulgarie, la Roumanie, la Lituanie, la Lettonie et le Portugal (en dehors de Lisbonne et Porto). La Grèce continentale et certaines îles moins touristiques séduisent aussi. L'Italie rurale (Calabre, Basilicate) est une alternative solide pour ceux qui veulent la sécurité juridique d'un grand pays de l'UE avec un coût de la vie nettement inférieur au nord de l'Europe.

Comment vérifier la sécurité juridique d'un achat immobilier à l'étranger ?

Plusieurs étapes sont recommandées : mandater un avocat local indépendant pour vérifier le titre de propriété et l'absence de charges ou litiges ; vérifier l'enregistrement correct au cadastre local ; s'assurer que les permis de construire sont en règle pour les biens récents ; et consulter un fiscaliste spécialisé en droit international pour anticiper les implications belges de l'achat. Dans les pays membres de l'UE, le cadre juridique est globalement plus protecteur, mais les pratiques locales varient et une assistance professionnelle reste indispensable.

Aydan Arabadzha

Aydan Arabadzha

Oprichter & Strategist

Voir tous les articles

"Entrepreneur technologique et stratège axé sur la transformation numérique du secteur immobilier."

Demande reçue !

Prêt à trouver le meilleur agent ?

Rejoignez plus de 10 000 Belges qui ont déjà économisé grâce à notre comparateur.

Uniquement agréés IPI Gratuit & sans engagement Maximum 3 agents

100% gratuit · Sans engagement · Sous 72 heures